Branding styles

défilés, tendances, information

Joyeuse Saint-Valentin février 13, 2009

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 5:06

Quelques idées cadeaux pour le jour le plus romantique de l’année  sur le thème du rouge :

Le parfum Magnifique de Lancôme, une déclaration sensuelle

Parfum Magnifique de Lancôme

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Source du visuel : www.sephora.com

Le rouge à lèvres  fard à lèvres rouge pur d’Yves Saint Laurent, petit budget mais effet garanti

Fard à lèvres rouge pur d'Yves Saint Laurent

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Source des visuels : www.sephora.com

Ensemble Victoria Secrets,…

Ensemble Angels by Victoria Secrets (48$)

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www.victoriasecrets.com

 

Les créateurs ont du coeur novembre 3, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 11:09

Neferliliefashiontrends a enquêté pour vous sur l’opération “Les créateurs ont du coeur” qui s’est déroulé du 31 octobre au 02 novembre 2007 à l’espace Catherine Max rue Raymond Poincaré.

Le vendredi 02 novembre 2007 signait la fin de l’opération “Les créateurs ont du coeur”. Le principe est simple : des vêtements, des objets de décoration, des jouets ayant pour points communs d’être griffés et dégriffés. Tous les bénéfices sont reversés à l’association ARCAT qui lutte contre le SIDA.

Bien plus qu’un bon geste, l’espace Catherine Max est surtout l’occasion de faire d’excellentes affaires en plein centre du Paris chic.  Preuve en est : une robe Elie Saab de la collection 2004 dont la valeur originale était de 2100 euros, était hier vendue à 350 euros… On trouve des T-Shirts Gaspard Yurkievich pour 15 euros, des robes de soirée Galliano, des chaussures Antik Batik pour 2,50 euros…

Le tout dans une ambiance bonne enfant où l’on va entre ami(e)s pour faire son shopping, seule une participation de deux euros est réclamée à l’entrée.

Pour plus d’informations sur l’opération “Les créateurs ont du coeur”, rendez-vous sur le site :

http://www.espacecatherinemax.fr/ 

 

London & Fashion août 30, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 8:39

IV Epilogue

    La plongée dans le “Londres fashion” touche à sa fin après de multiples pérégrinations dans les artères commerçantes de la ville. La question de départ était de savoir si Londres méritait son titre de capitale montante de la mode… A cela, deux réponses différentes peuvent être formulées selon que l’on tienne compte des gens dans la rue ou que l’on s’attarde sur les couturiers.

Les Anglais apportent un soin particulier à leurs corps, la preuve en est le nombre très impressionnant de femmes (tous âges et toutes catégories sociales confondues) ayant recours à la manucure et à la pédicure et les enseignes réputées florissantes telles que The Body Shop ou encore Crabtree & Evelyn; véritables institutions. De plus, Londres s’impose comme une ville de grande tentation consumériste où l’achat de vêtements reflète une identité et souvent une classe sociale.Le style de la rue est souvent basé sur le même modèle : mini-jupe ou mini-short avec ou sans leggings , imprimés floraux, talons compensés ou tongs. Néanmoins, d’après mes investigations , il semble évident que la Grande-Bretagne en général est une nation de prêt-à-porter. En effet, contrairement à la France et à l’Italie, c’est la mode de la rue qui semble inspirer la conduite sur les podiums et non l’inverse.

Les couturiers ne sont cependant pas en reste et le Swinging London fait toujours autant d’adeptes !  Les petits créateurs se multiplient et savent s’exposer à des prix abordables pour se constituer un nom : nous citerons l’exemple du concept store The Laden Show Room. Trouvant son inspiration à la fois dans l’Histoire et sa noblesse pour créer un style classique chic inimitable et dans une mosaïque d’ethnies héritées de son passé colonial pour un style métissé et créatif, la mode couture de Londres se veut vraiment différente  et rafraîchissante.

La mode londonnienne vous intéresse? Ne manquez pas demain, les tendances made in England! 

 

London & Fashion (2e round) août 29, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 10:39

II Les temples londoniens

La mode anglaise possède également ses temples dans la capitale. Au choix, les grands créateurs nationaux comme Paul Smith ou Vivianne Westwood sont des enseignes toujours attirantes et avant-gardistes. Néanmoins, Londres est aussi un formidable réceptable pour les amateurs de mode du monde entier notamment grâce au célébrissime magasin Harrod’s dont vous pourrez admirer le style ci-après : sany1893.jpg. Tous les créateurs les plus prestigieux s’y bousculent : Valentino, Chanel, La Perla, etc., pour les accessoires, la lingerie, les cosmétiques, les tenues de soirée, la haute joaillerie… Un endroit unique, véritable institution dans le monde de la mode.

Londres est attachée à une grande tradition de cosmétiques et de parfumerie, et apparaît ainsi comme l’épicentre pour de nombreuses marques comme Crabtree and Evelyn, The Body Shop, Lust… La plus importante parmi toutes ces maisons étant incontestablement Floris dont la création remonte à 1730. Elle se distingue non seulement par sa longévité, mais aussi par des valeurs fortes qu’elle a su préserver et qui se résument à l’authenticité, la qualité, l’attrait et les bienfaits du produit, la fidélité . Une clientèle incroyablement select s’est déjà laissée séduire par Floris allant de Oscar Wilde à Sharon Stone en passant par le Sultan de Brunei. Floris est l’histoire d’un empire familial de huit générations utilisant des fragrances naturelles de lavande, de rose et de seringua.

Vue de l’échoppe Floris : sany1891.jpg

Rendez-vous demain pour la fin de notre périple dans le Londres de la mode

 

London & Fashion (1er round) août 28, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 9:46

I Tour d’horizon

Bienvenue pour une plongée dans le “fashionable London”! Première étape : les friperies vintage ; élément récurrent du paysage urbain. Une des plus réputée est le Loft dont voici des illustrations ci-dessous. Au programme, des grands créateurs prestigieux à des prix vraiment réduits. Néanmoins, on peut reprocher au magasin d’être un peu trop “vintage” et de ne plus avoir grand chose à faire avec une quelqueconque tendance. Les friperies de ce style font légion dans le centre ville autour de Picadilly Circus.

sany1887.jpg sany1888.jpg

Deuxième étape : les jeunes créateurs. Afin de promouvoir la mode londonnienne, le London Fashion Forum Boutique situé à Kingly Street sur Carnaby Street, est un véritable nid pour les amateurs. Trois étages entièrement dédiés à tous les styles possibles : casual, sportif chic, bijoux et tenues de soirée… Rien n’est oublié. Un petit détour par la boutique Traffic People s’impose si lon souhaite se procurer une robe de mousseline légère ou un top en soie précieuse, le tout à un prix tout à fait abordable. Il faut en effet, compter 58 livres sterling pour une belle robe de soirée.

Troisième étape : le style glamour rock dignement représenté par une échoppe sur trois. La culture britannique est fortement imprégnée par le rock et le punk dans sa mode… De nombreux magasins comme les Virgin Megastore proposent des rayons entiers consacrés à ce genre de tenues et accessoires. La marque de chaussures Sugar illustre parfaitement ce style à part en proposant des bottes et des ballerines originales : fourrées, aux imprimés naïfs ou floraux japonisants… Une exception stylistique introuvable en France.

Rendez-vous demain pour en savoir plus…

 

London and fashion août 27, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 9:15

AVANT-PROPOS

Les Anglais et la mode est un sujet plus que rebattu…Néanmoins, la capitale britannique commence à faire sérieusement parler d’elle en matière de style et influence même les créateurs du monde entier pour la prochaine collection automne- hiver 2008. Londres et la mode est une question pleine de paradoxes : en effet, comment expliquer cette réputation pour les tenues excentriques tout en étant le sol fertil pour des marques comme Burberry? Comment expliquer la taille et le contenu très fouillé du “Vogue UK” comparé au “Vogue France”?

Une seule solution pour répondre à ces questions et démêler les stéréotypes de la réalité : il faut aller voir! Neferliliefashiontrends vous invite donc au coeur de la capitale britannique pour découvrir si Londres mérite bien sa réputation de capitale montante de la mode!

vivienne-westood.jpg

 

Décentralisation stylistique : état des lieux du luxe en Province (fin) août 5, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 8:14

L’enquête sur le mileu du luxe touche à sa fin et il est maintenant l’heure de tirer des conclusions des entretiens menés tout au long du mois.

I Avant-propos

En premier lieu, il est important de préciser que la période de réalisation de l’enquête est à double tranchant. Il est vrai que juillet est un mois qui se révèle particulièrement défavorable pour les commerçants du luxe puisque leur principale clientèle descend sur les côtes méditerrannéenes en vacances et aussi pour faire son shopping. Le deuxième point est que la période juillet-août est également celle des commerçants, qu’il a parfois été difficile de rencontrer pour mener à bien cette étude.

Le deuxième point noir au tableau est la réaction des commerçants, certains tiennent des propos enflammés sauf quand on leur laisse la parole, tout cela donnant des résultats biaisés et difficilement exploitables.

II Conclusion

Le luxe en Province semble répondre à une demande présente et identifiable. La ville test de Clermont-Ferrand a permis d’établir les constats suivants :

  1. Le luxe fascine autant qu’il repousse. Nombre de sondés se sont heurtés à un problème de mentalité où les femmes refusaient de céder à l’originalité d’une création par peur des regards.
  2. Les habitants ne possédent pas ” la culture du luxe ” , c’est-à-dire des éléments leur permettant d’appréhender et de comprendre le travail artisanal et créatif dont il est issu.
  3. Le statut de la femme est en pleine mutation, les Françaises tendent à rejoindre le modèle vestimentaire américain dit “casual” en province et sont donc plus réticentes à acheter des vêtements et des parures plus sophistiqués.
  4. La communication se base sur de la publicité et quelques relations presse, trop faibles pour avoir des répercussions, seul le bouche-à-oreille fonctionne.
  5. Au regard des entretiens menés, il apparaît que de nombreux efforts devraient être portés sur la communication, notamment par la création d’un syndicat regroupant les principaux acteurs du luxe clermontois afin de réfléchir sur une stratégie de communication à long terme et de promouvoir des supports de communication commun. L’exemple du proche voisin Lyon est à méditer car la création de l’événement “Lyon Mode City” lui apporte de la notoriété.
  6. L’éloignement de Paris n’est pas du tout considéré comme un obstacle. La décentralisation stylistique a bien eu lieu physiquement mais pas dans les esprits.
 

La décentralisation stylistique : Etat des lieux du luxe en province (III) juillet 29, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 4:01

L’enquête dans le milieu du luxe clermontois se poursuit cette fois-ci avec la rencontre de Brigitte Vivat, propriétaire de la boutique de prêt-à-porter haut de gamme Miss Chabada.


Néferliliefashiontrends : Vous êtes une des seules sur le créneau du prêt à porter de luxe à Clermont-Ferrand, vous devez donc répondre a une attente particuliere de la population. Comment votre clientèle est-elle constituée ?

Brigitte Vivat : La clientèle de ma boutique est constituée de femmes de tous âges et de tous milieux. En effet, faire un achat dit “cher” n’est pas réservé à une élite mais c’est une démarche culturelle, il ya des personnes qui préfèrent acheter un beau vêtement de qualité plutôt que plusieurs.

Néferliliefashiontrends : Quelles sont les principales motivations, les principaux déclencheurs d’achat dans votre magasin?

BV : Les principales motivations d’achat dans la boutique sont essentiellement l’envie d’être différente. Les prix pratiqués sont plus que raisonnables par rapport au produit et l’hônnéteté conseille la qualité produit.

Neferliliefashiontrends : Comment vous apprivisionnez vous?

BV : Pour l’approvisionnement, il faut l’accord des marques pour s’implanter dans telle ou telle boutique. Les modèles qui sont choisis dans la collection le sont sans aucune notion de mode mais plutôt de coupe, de matière et d’intemporalité.

Néferliliefashiontrends : Quelles sont les conditions pour que vous puissiez être dépositaire de marques prestigieuses telles que Karl Lagerfeld, Moschino etc.?

BV : Je crois que là aussi le sérieux des dirigeants joue également pour l’autorisation des fournisseurs. Les marques implantés dans la boutique sont : MOSCHINO COUTURE, MOSCHINO CHEAP AND CHIC,MOSCHINO JEANS, DONNA KARAN,DKNY, GIANNEFRANCO FERRE, COSTUME NATIONAL ,BELSTAFF, ANTONIO BERRADI, VICTOR &ROLF,GIANNI BARBATO.

Néferliliefashiontrends : Etes-vous satisfaite des résultats de votre activité?

BV : Je suis globalement satisfaite des résultats de la boutique surtout de la fidélité et de la gentillesse de mes clientes : c’est un bonheur que nous partageons ensemble chaque jour .

Néferliliefashiontrends : Pensez-vous apporter des changements à votre commerce?

BV : La boutique CHABADA rouvrira ses portes Le 23/08/07 sur la collections automne-hiver des travaux d’embellissements sont en cours mais le concept de commercialisation reste le même.

Néferliliefashiontrends : Souffrez-vous de l’éloignement de Paris dans votre activité?

BV : L’éloignement de Paris n’influe en rien dans mon activité, au contraire, de nombreuse clientes parisiennes préfèrent quelques fois faire leurs achats en province.

Néferliliefashiontrends : Communiquez vous sur votre magasin?

BV : Pour une boutique ou pour une personne, il faut communiquer pour faire savoir que l’on existe. Une fois cette étape franchie, c’est la cliente qui se fait son propre jugement. Pour se faire connaître, il faut aller au devant des gens; pour se faire apprécier, il faut être à la hauteur.

Néferliliefashiontrends : Le mot de la fin vous revient…

BV : Exercer ce métier est un bonheur pour moi, c’est un challenge permanent car chaque collection constitue un examen de passage où jamais rien n’est acquis.

 

Décentralisation stylistique : état des lieux du luxe en Province (suite) juillet 18, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 6:28

Néferliliefashiontrends continue sa plongée dans les spécialistes du luxe de la ville test de l’enquête : Clermont-Ferrand. Il est 18h30 et nous sommes attendus par la vendeuse du magasin SWAROVSKI, géant international des bijoux en cristal.

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Néferliliefashiontrends : Pouvez-vous nous présenter votre activité?

Swarovski : Nous vendons principalement des bijoux en cristal haut de gamme ainsi que des objets de décoration et des pièces de collection. Swarovski est une marque qui regroupe plusieurs secteurs d’activité : joaillerie, création avec Daniel Swarovski (Paris) , optique, figurines… Il a une portée internationale!

Néferliliefashiontrends : Comment se compose votre clientèle?

S : Ceux sont plutôt des femmes entre 25 et 45 ans, des femmes modernes à la recherche dun bijou original mais aussi des collectionneurs. Nous positionnant sur un créneau luxe, nous attirons surtout une clientèle aisée.

Néferliliefashiontrends : Comment vous approvisionnez vous?

S : Nous passons commande à la maison mère à Paris. Nous sélectionnons d’abord les produits sur le catalogue. Nous avons donc une grande liberté sur le stock seules quelques pièces sont livrées d’office (les classiques et les basiques de la marque).

Néferliliefashiontrends : Y’a t’il des conditions particulières pour être propriétaire d’un magasin Swarovski (emplacement , chiffre d’affaire etc.)?

S : Chaque boutique doit être en centre ville. Les bijouteries autorisées à recevoir nos produits doivent avoir plusieurs vitrines pour abriter la vente. Je n’ai pas plus de détails même si je sais que les dépositaires sont en train d’être remplacés petit à petit par des entités plus officielles.

Néferliliefashiontrends : L’éloignement de Paris est -il pénalisant?

S : Non, pas vraiment. L’éloignement ne joue pas car les produits sont similaires partout! Mais il est vrai que si l’on compare Clermont et Montpellier, les deux villes ne profitent pas des mêmes avantages !

Néferliliefashiontrends : Quels problèmes rencontrez-vous à Clermont?

S : La situation financière du magasin est moyenne par exemple. La mentalité des gens n’est pas en adéquation avec le créneau des produits. Les objets ne se vendent pas bien car les femmes ne sortent pas beaucoup et pensent ne pas avoir d’occasion de porter des bijoux. Nous avons subi les effets du tram : pendant toute la durée des travaux, les mois ont été difficiles mais depuis qu’ils sont finis c’est un véritable avantage! les touristes reviennent également. Nous sommes confrontés ici à un problème de mentalité : les gens ne veulent pas porter de choses originales. Ils se rabattent systématiquement sur les classiques, plus discrets. La réflexion que j’entends la plus souvent est : “Quand est-ce que je vais avoir l’occasion de porter ça?”.

Néferliliefashiontrends : Qu’en pense la marque?

S : Les analyses réalisées par les experts de Swarovski montrent que contrairement à ce que l’on pourrait croire les Françaises ne portent pas vraiment de bijoux. Les études à l’échelle mondiale montre que ceux sont les chinoises , les japonaises et les italiennes qui les devancent! Je pense que ce phénomène n’est donc pas uniquement clermontois et est à concevoir dans une globalité liée notamment à l’image de la femme qui est en pleine mutation.

Néferliliefashiontrends : Pensez-vous apporter des changements dans votre façon de procéder?

S : Oui, le groupe souhaite entrer dans une phase de coordination dans son image : il veut installer une harmonie dans les magasins et les tenues des employés. Il est également prévu de créer autre chose que des bijoux comme des clés USB en cristal en association avec Philipps et surtout de lancer une ligne de bijoux pour hommes! Le magasin de Clermont vous réserve d’autres surprises qu’il faudra venir voir!

Néferliliefashiontrends : Y’a t’il une demande “luxe” sur Clermont?

S : Très peu!

Néferliliefashiontrends : Que pouvez-nous dire pour conclure?

S : Qu’il va encore falloir compter sur la marque Swarovski dans les années à venir! Elle continuera d’être présente partout comme elle l’a toujours fait et n’a pas l’intention de partir de Clermont où elle s’est bâtie une clientèle fidèle! Je suis sure également qu’elle saura s’adapter aux besoins des clientes quels qu’ils soient!

La suite de l’enquête la semaine prochaine…

 

La décentralisation stylistique : Etat des lieux du luxe en province juillet 15, 2007

Classé dans : Dossier spécial — A.C @ 5:24

    La France, et plus particulièrement Paris, est un lieu incontournable de la mode, véritable capitale internationale du luxe. Néanmoins, nous sommes en mesure de nous interroger sur la véracité de ce fait en dehors de la Ville Lumière. La France est-elle l’endroit rêvée pour les créateurs? Les provinciaux ont-ils le même accès au luxe et le même intérêt pour cet univers? Pour répondre à ces questions, Néferliliefashiontrends a choisi de mener l’enquête dans une vile test : Clermont-Ferrand.


Clermont-Ferrand est en effet une ville intéressante puisqu’elle compte une forte population étudiante et abrite le siège de plusieurs multinationales tout en étant d’une taille humaine comme le dit l’expression consacrée. L’enquête a été réalisée auprès de plusieurs personnalités de la cité : créateurs, propriétaire de boutique branchée, gérante d’une enseigne de bijouterie internationale etc.

L’enquête débute par la rencontre de la couturière Katy Parigot travaillant pour Laurent Rolli Créations, un jeune créateur clermontois. Cependant, à l’écriture de ces lignes, la société était en train de déménager vers le Sud de la France où elle avait dorénavant toute sa clientèle, seule la réalisation de costumes était encore réalisée à Clermont-Ferrand. Un départ de Clermont que nous allons tenté de comprendre ensemble.

Néferliliefashiontrends : Pouvez-vous nous présenter votre activité?

Katy Parigot : Notre activité consiste principalement en la création de vêtements sur mesure par Laurent Rolli, des vêtements pouvant aller de la robe de mariée à la tenue de jour en passant par la robe de cocktail ou la réalisation événementielle.

N : Comment se compose votre clientèle?

KP : Notre clientèle? Principalement des femmes, de tous âges qui ont envie de porter une robe unique qui leur correspond vraiment! Nous avons eu aussi beaucoup de demandes de clientes voulant que l’on réalise pour elles des copies de robes de couturiers. Ce que nous avons évidemment refusé! Notre travail est avant tout basé sur la création et l’échange, si les clientes ne recherchaient pas cela nous refusions toute collaboration. Nous avons eu des difficultés à faire comprendre la différence entre créateur et couturière : derrière la création, il y a une démarche intellectuelle et artistique tandis que la couture n’en est que l’application.

N : Pouvez-vous nous expliquer comment va évoluer votre société dans les mois à venir?

KP : Laurent Rolli, le créateur s’est déplacé à Cannes où il travaille actuellement pour Chanel avant de transférer définitivement sa société sur Nice. En tant qu’associé, je suis restée sur Clermont pour assurer la transition et m’occuper de l’activité théâtrale avec la réalisation de costumes historiques pour le WAKAN théâtre.

N : Quels sont les problèmes que vous avez rencontrés dans l’exercice de votre activité ?

KP : Nous nous sommes heurtés au fait que les femmes vont plus facilement à Paris ou à Lyon ne sachant peut-être pas qu’il existait à Clermont un créateur capable de leur offrir ce qu’elles cherchaient… De plus, nous ne recevons aucune subvention des administrations locales pour encourager notre activité. Enfin, je dirais que nous manquons cruellement de supports permettant aux créateurs de se développer et de s’exprimer.

N : Que retiendrez-vous de votre aventure clermontoise?

KP: Personnellement, ceci m’a appris la rigueur, l’écoute et le sens du travail bien fait. J’aime préciser du travail fait entièrement à la main! J’aime ce mélange entre l’artisanat et le travail d’art que représente la création de mode.

N : L’éloignement de Paris est-il ou non un problème?

KP : Pas vraiment. Il est vrai que Paris permet de vendre plus facilement et d’obtenir une certaine reconnaissance car la clientèle est plus sensibilisée au monde du luxe. D’un autre côté, la création et l’acte de création surtout ne s’attache pas à un lieu en particulier, il peut se faire de la même manière partout! Le seul problème dont nous ayons souffert par rapport à Paris est peut-être la difficulté de déplacement, un TGV Paris-Clermont pourrait éventuellement arranger les choses.

N : La mode pour vous, c’est quoi?

KP : La mode pour moi c’est l’élégance et la féminité.

N : Où pourra t’on encore admirer votre travail à Clermont?

KP : Dans les pièces du WAKAN théâtre! Il est également question d’une exposition de costumes réalisés. Pour conclure, je trouve dommage qu’il soit si difficile d’implanter des choses nouvelles à Clermont et que beaucoup de gens vont chercher ailleurs ce qu’ils pourraient trouver sur place.

Suite de l’enquête la semaine prochaine…